Mini glossaire du cinéma

Formats



8 mm
Format de cinéma amateur, lancé en 1932 par Kodak.
Décliné en Simple 8 et en Super 8, différents dans leurs perforations et la surface respective de leurs images.

16 mm
Format lancé par Kodak en 1923.
Créé d’abord pour le cinéma amateur, mais aussi pour les prises de vues de reportages et de documentaires.

35 mm
Standard de pellicule du cinéma d’une largeur de 35 millimètres.
Il reste relativement inchangé depuis sa création en 1892 par Thomas Edison et Laurie Dickson. Créé à l’origine pour le cinéma, il a été introduit par la suite en photographie argentique sous le code 135.

70 mm IMAX
Le format 15⁄70 mm IMAX existe depuis 1970. La pellicule négative de prises de vues et les copies de projection sont de même format, d’une largeur de 70 mm.
Les dimensions de l’image, qui défile horizontalement, sont de 48,5 mm en hauteur et de 70 mm en largeur. La pellicule est transportée par deux rangées de perforations, à raison de quinze perforations par photogramme, sur chaque bord, d’où l’appellation IMAX de 15⁄70 mm.


A


ACUTANCE
Aussi appelée micro-contraste, définit la précision de la transition entre zones sombres et claires.
Une zone noire bordée de blanc a une forte acutance, cette même zone se dégradant vers le blanc en passant par du gris a une faible acutance. Une forte acutance donne une impression de netteté.

ARRÊT SUR IMAGE
Un gel de l’image animée.
Procédé qui consiste à répéter une seule image dupliquée en laboratoire.

ART ET ESSAI
Communément, en opposition à cinéma populaire.

ASPECT RATIO
Proportion du cadre des photogrammes d’un procédé ou Format de projection, énoncé sous la forme d’un coefficient largeur:hauteur.
Ex.: CinemaScope, ratio de 2,55:1. VistaVision, ratio de 2:1.


B


BRUITEUR
Technicien réalisant en postproduction les sons non enregistrés au tournage.
Ou les remplaçant par des sons plus expressifs, ou reconstituant les effets sonores, voire les ambiances, lors du doublage d’un film dont la version internationale ne les comporte pas.

BULLET TIME
Type de ralenti très détaillé réalisé grâce à une série d’appareils photo disposés autour de l’action.


C


CAMÉO
Apparition fugace dans un récit d’un acteur, d’une actrice, du réalisateur ou d’une personnalité quelconque.

CHAMP / CONTRE-CHAMP
On dit d’une séquence qu’elle est tournée en champ/contre-champ quand les plans se succèdent suivant deux axes symétriques ou asymétriques opposés.
C’est le cas par exemple d’un dialogue entre deux personnages, où alternent des plans montrant l’un des personnages et des plans montrant l’autre personnage, l’un à côté de l’autre ou l’un face à l’autre.

CONTRE-PLONGÉE
Axe de prise de vues du bas vers le haut.
La caméra est placée plus bas que le sujet, faisant un angle positif par rapport à l’horizontale. C’est l’inverse de la plongée.

COURT-MÉTRAGE
Film court, défini par moins de 40 minutes aux États-Unis.


D


DOMINANTE
Teinte colorée présente en quantité supérieure à la normale.
Dominante colorée, dominante chaude, dominante froide.


E


EFFET KOULECHOV
Effet spécifique du montage, par lequel les spectateurs tirent plus de sens de l’interaction d’un plan avec un autre plan auquel il est associé, que d’un plan isolé.

EFFET SCHÜFFTAN
Effet spécial inventé par Eugen Schüfftan.
Il permet, grâce à un jeu de miroirs inclinés, de mélanger dans une même prise de vues, des décors de taille réelle et des maquettes, donnant ainsi l’illusion d’un décor continu. Cette technique a été abondamment utilisée dans les films fantastiques, ainsi que dans les films expressionnistes.

ELLIPSE
Figure de style
Au niveau du scénario, c’est un saut temporel dans la narration (ellipse temporelle). Au niveau de la réalisation, c’est un déplacement subit dans l’espace d’un même décor (ellipse spatiale).

EXPRESSIONISME
Le cinéma expressionniste s’est développé en Allemagne au début du xxe siècle.
Projection d’une subjectivité qui tend à déformer la réalité pour inspirer au spectateur une réaction émotionnelle. Les représentations sont souvent fondées sur des visions angoissantes, déformant et stylisant la réalité pour atteindre la plus grande intensité expressive. Les sujets abordés concernent souvent la folie et d’autres troubles mentaux, la trahison, ainsi que d’autres sujets psychologiques et moraux profonds.


F


FAUX RACCORD
Défaut de continuité apparente entre tous les éléments d’un plan par rapport au précédent et au suivant, qui peut provoquer une interrogation ou une incompréhension du public.
Certains cinéastes (comme Jean-Luc Godard) estiment qu’un faux-raccord peut être une figure de style.

FILM NOIR
Genre typiquement de film américain, le terme « film noir » est né en 1946 sous la plume d’un critique de films français, Nino Frank
Pessimiste par essence, il met généralement en scène un personnage emprisonné dans des situations qui ne sont pas de son fait et acculé à des décisions désespérées. Le meurtre ou le crime, l’infidélité, la trahison, la jalousie et le fatalisme sont des thèmes privilégiés.

FOND BLEU, FOND VERT, FOND BLANC, FOND NOIR
Accessoires de truquage
Le jeu des comédiens devant l’un de ces fonds permet de les mêler à plusieurs éléments filmés séparément et assemblés en postproduction pour obtenir une image composite.

FONDU ENCHAÎNÉ
Technique de transition progressive entre deux plans.
Par la diminution de la luminosité du premier jusqu’au noir et par l’augmentation de la luminosité du second.


G


GRANULATION
Aspect quantitatif et qualitatif de la présence de grain dans une image photochimique.


H


HORS-CHAMP
Désigne l’espace qui se trouve en dehors du cadre de l’image


I


IMAGE DE SYNTHÈSE
Image fabriquée virtuellement par ordinateur.

INSERT
Plan inséré dans une action, généralement un plan de détail.
Peut préparer le spectateur à anticiper une action. Par exemple, le plan d’un téléphone prévient le spectateur que celui-ci va bientôt sonner.

INTERTITRE
Dans le cinéma muet : un carton de texte, placé entre deux plans, expliquant la situation, donnant une date, un lieu, un état d’esprit, un fait historique, ou indiquant les paroles que les acteurs viennent de prononcer en muet.
Dans le cinéma sonore, utilisé comme procédé elliptique ou explicatif.


J


JIDAIGEKI
Terme désignant l’un des deux grands genres dans le cinéma japonais, dont l’action se déroule à une époque ancienne.
Opposé au genre gendaigeki.


K


KINÉTOGRAPHE, KINÉTOSCOPE
Inventions de Thomas Edison et de William Kennedy Laurie Dickson en 1891.
Procédés d’enregistrement et de visualisation d’images photographiques animées, qui ont enregistré et représenté les premiers films du cinéma. Précurseurs du procédé à une seule machine des frères Lumière.


L


LUMIÈRE INCIDENTE
Lumière éclairant la scène.
Cellule à lumière incidente : mesure directement cette lumière. Par opposition à cellule à lumière réfléchie, mesurant la lumière renvoyée par l’objet éclairé.


M


MULTI-IMAGES
Écran présentant plusieurs images différentes en même temps.
En anglais et couramment en français : split screen.


N


NUIT AMÉRICAINE
Tournage d’une séquence de nuit en plein jour.
Pour éviter le surcoût d’un tournage de nuit, en jouant sur l’exposition (diaphragme) et en plaçant des filtres colorés devant l’objectif : rouge ou vert pour les films en noir et blanc, bleu soutenu pour les films en couleurs.


O


ONF
Office national du film du Canada.


P


PLAN-SÉQUENCE
Séquence tournée en un seul plan (sans arrêt de la caméra).
Ou supposée l’être car beaucoup de plans-séquence mémorables sont en fait une succession de plusieurs longs plans reliés par une astuce tirée en général du décor (passage d’une colonne, d’un mur, etc.).

PLAN SUBJECTIF
Un plan est dit plan subjectif quand la caméra remplace le regard d’un personnage et montre ce qu’il voit, ce qui fait d’elle une caméra subjective.
Le spectateur emprunte ainsi le regard du personnage et s’identifie provisoirement à lui.

PLAN SUR PLAN
Résultat de la mise bout à bout de deux plans dont les cadrages sont identiques ou pratiquement identiques.
Le terme technique anglais est évocateur : jump cut (coupe sautée).

PRÉGÉNÉRIQUE
Début du film, avant générique, servant d’accroche ou de chapeau pour attirer l’attention du spectateur.
Souvent une scène d’action.

PROFONDEUR DE CHAMP
Zone de netteté en profondeur d’une image, en avant et en arrière du plan de mise au point.
L’ampleur de cette zone dépend de l’optique utilisée : plus la focale est courte, plus la profondeur de champ est vaste ; plus la focale est longue, plus la profondeur de champ s’amenuise.


R


RETAKE
Désigne le retournage d’une séquence ou d’un plan déjà tourné, mais manquant à la narration ou insatisfaisant artistiquement ou raté techniquement.
Ou supposée l’être car beaucoup de plans-séquence mémorables sont en fait une succession de plusieurs longs plans reliés par une astuce tirée en général du décor (passage d’une colonne, d’un mur, etc.).

ROTOSCOPIE
Technique qui consiste à relever image par image les contours d’une figure filmée en prise de vue réelle pour en transcrire la forme et les actions dans un film d’animation.
Les premiers films utilisant cette technique datent de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.


S


SON OFF
Son dont l’origine (ou la source) est hors-champ.

SPLIT EDIT
Également appelé « J-cut » ou « L-cut », effet de montage consistant à couper le son d’une séquence en cours et à le remplacer pendant quelques secondes par celui de la séquence suivante avant d’en afficher les images.
L’effet inverse continue le son de la séquence terminée à la place du début du son de la séquence suivante dont apparaissent les images.

STEADICAM
Système stabilisateur de prise de vues en « caméra portée », inventé par Garrett Brown
Fonctionnant à base de ressorts compensateurs, qui autonomise l’appareil de prise de vues et le désolidarise des mouvements du corps de l’opérateur qui porte le tout.


T


TECHNICOLOR
Marque déposée d’un procédé de cinéma en couleur, basé sur une technique semblable à celle de l’imprimerie trichrome.
Utilisant trois matrices de pellicule noir et blanc dont la gélatine est durcie après impression, et qui déposent par imbibition sur une pellicule support, l’une après l’autre, les trois couleurs fondamentales, jaune, rouge et bleu-vert (précédées par une matrice en noir et blanc).

TRAVELLING
En cours de prise de vues, tout déplacement de la caméra installée sur un chariot de travelling ou une dolly, ou tout autre support mobile.
Louma, grue, véhicule, trains, avion, ballon, drone, etc.


V


VOLET
Transition entre deux plans.
Une barre traverse l’écran, changeant au passage une image en une autre. Terme anglais « Wipe ».